Grimoire : Les plats et le dos

La passure

Les plats c’est les deux bouts de cartons rigides qui protègent les pages. Bon là, c’est pas compliqué, on a juste a faire 2 cartons, des trous dedans et passer les ficelles de reliures dans les trous. On coupe la ficelle, on colle ; terminé !
J’ai mis du papier kraft sur l’intérieur des plats pour compenser la future courbure provoquée par le séchage du cuir que je vais bientôt mettre, technique courante.

Les tranchefiles

Ensuite on met les tranchefiles. Là toujours le même problème, pas de bras pas de chocolat. NON, c’est pas ça, pas de cahier, pas de couture, et donc pas de tranchefile. La tranchefile est le petit bourlet de tissus situé en tête et queue (aux sommets) de l’ouvrage relié. C’est par là qu’on tire le livre vers soi lorsqu’il est dans un étagère. Elle permet de protéger la couverture et les pages à cet endroit. Rien que chez les artisants français il existe plus de 70 techniques traditionnelles pour broder la tranchefile. Bon moi j’ai pas eu beaucoup de choix, j’ai choisi de la faire en cuir, comme ça pas besoin de la coudre de cahier. Donc on prend une bande de cuir et on la pli en deux autour d’une mince ficelle (théoriquement en papier), ce qui lui donne son aspect de léger bourlet. j’ai pris le pari de plier le cuir à l’envers pour avoir l’aspect un peu velouté et trancher avec le cuir de la couverture. Je suis très content du résultat.
Ensuite j’ai ajouté quelques couches de ma bande à placo, de colle et de carton pour rattraper l’épaisseur des tranchefiles et bien arrondir le dos (larrondissure)

Les nerfs

Je dois maintenant parler des nerfs de mon futur grimoire. Les nerfs sont les ficelles qu’on peut voir sur le dos de livres très anciens. Ils forment des bourlets sous le cuir. A l’origine ils étaient en véritables nerfs de boeuf. Par la suite la technique du grecquage permettait de masquer ces supports de couture à l’intérieur du livre et donc de ne plus les voirs sur le dos. Mon grimoire est sensé être très ancien, et donc j’aimerai qu’il ait des nerfs sur le dos. Mais j’ai fait un grecquage. Avec des cahiers ce grecquage ne sert qu’à masquer les nerfs, mais je pense que dans mon cas j’ai eu l’intuition qu’il améliorerai la solidité (je ne saurai jamais si ça marche mais c’est pas grave). Toutes mes bandes a placo ont bien sûr caché mes nerfs. Donc j’en rajoute des faux histoire que ca fasse plus ancien. J’entends dans le fond qu’on me traite de tricheur, oui, mais j’ai le droit.

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